La longue lutte des « ports pour la paix »

COMMUNIQUE DE PRESSE

Genova le 10 février 2026

La longue lutte des « ports pour la paix »

Le vendredi 6 février 2026, les travailleurs de nombreux ports européens (vingt-et-un), dont onze italiens, ont protesté contre les politiques de réarmement et répété que « les dockers et les portuaires ne travaillent pas pour la guerre ». 

Quatre navires ont été contraint de modifier leurs itinéraires : 

Le « ZIM Virginia », le « ZIM New Zealand », « ZIM Australia » et « MSC Eagle III » `

Ces cargos sont respectivement restés au large des ports de Livourne, Gênes, Venise et Ravenne, confirmant ainsi indirectement – comme l’ont souligné à plusieurs reprises Weapon Watch et les militants de la société civile – qu’ils font partie de la chaîne logistique la plus structurée complice des graves violations des droits de l’Homme, particulièrement les crimes contre l’humanité dans les territoires occupés et le génocide à Gaza. 

Le « ZIM Virginia » opère en effet sur la route à haute valeur militaire entre les États-Unis et Israël, le « ZIM New Zealand » a fait escale successivement à Marseille, Gênes, Salerne et Ashdod et a déjà été signalé pour ses cargaisons d’armes et de munitions. Le « ZIM Australia » opérait jusqu’à présent sur la ligne Constanta-Le Pirée-Ashod, mais a récemment été affecté sur la route reliant le nord de l’Adriatique à Israël, tout comme « MSC Eagle III » qui couvre Koper-Trieste-Venise-Ashdod.

Le même jour une proposition de résolution a été présentée au conseil municipal de Gênes – dont la première signataire est Francesca Ghio (Alleanza Verdi e Sinistra) – visant à créer un « observatoire permanent du conseil pour la transparence, la durabilité éthique et la sécurité des travailleurs du port de Gênes ». Il s’agit d’un premier pas vers une coopération entre les institutions et les travailleurs du port afin de réaliser le projet de « Gênes, port de paix ». Titre que les associations, les syndicats, les groupes de jeunes et les groupes religieux ont depuis longtemps adoptée. 

Cette proposition va suivre un processus propre la ville de Genova, et elle se fera sous la vigilance et la mobilisation de la société civile, particulièrement celle des dockers et portuaires.

D’autres villes portuaires italiennes accordent beaucoup d’attention à la proposition génoise, notamment Ravenne, Livourne et Bari, où d’autres initiatives similaires, destinées en particulier aux autorités, verront le jour dans les prochaines semaines.

Nous rappelons que tous les pays de l’Union européenne, dont l’Italie et la France, sont parties au Traité sur le commerce des armes des Nations Unies qui les obligent à interdire tout transferts d’armes – Exportation, importation, transit, transbordement, courtage – en direction d’Israël comme précisé dans son article 6.

Pour demandes d’interview :

The Weapon Watch : Carlo TOMBOLA : +39 3496751366 ; 

ASER: Benoît Muracciole : +337 72 33 40 45 ;