COMMUNIQUE DE PRESSE
Paris le 12 février 2026
Aujourd’hui 12 février 2026 le gouvernement français a exigé la démission de Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés. Le ministre Barrot lui reproche « des propos outranciers et coupables qui visent, non pas le gouvernement israélien… mais Israël en tant que peuple et en tant que nation… » dans une visioconférence lors d’un forum organisé à Doha par AL Jazeera.
Pourtant comme l’a déclaré dans Le Monde l’ancien diplomate israélien, et Président du Think Tank Middle East Project Daniel Levy : « Le ministre Barrot déforme les faits et dénature l’ensemble du travail de la rapporteuse spéciale de l’ONU. S’il a été mal informé, alors il devrait retirer ses accusations et présenter des excuses », ajoutant : « S’il s’agit d’une déformation délibérée, c’est plus préoccupant à un moment où la montée de l’antisémitisme suscite de réelles inquiétudes, il s’agit d’un acte dangereux de confusion et d’instrumentalisation ».
Action Sécurité Éthique Républicaines (ASER) dénonce la réaction du gouvernement français face à des propos de Francesca Albanese, volontairement tronqués. Alors que le gouvernement français refuse d’appliquer ses obligations devant l’article 6 du Traité sur le commerce des armes des Nations Unies qu’il a ratifié. L’ONU appelle en effet depuis 2024 à : « cesser immédiatement de fournir des armes à Israël ».
Dans toutes ses interventions, Francesca Albanese a systématiquement fait la différence entre la population israélienne d’une part et les actes du gouvernement et de l’armée – responsables de crimes de guerre, crimes contre l’humanité dans les territoires palestiniens occupés et de crime de génocide à Gaza – d’autre part.
Rappelons que les crimes contre l’humanité et les crimes de génocide sont imprescriptibles devant la juridiction de la cour pénale internationale. Ainsi les questions de la complicité du gouvernement et du chef de l’État français seront un jour posées quant au flux incessant des transferts d’armes entre la France et Israël.
Enfin ASER attend toujours la date de l’appel devant le Tribunal administratif de Paris demandant la suspensiond’une licence d’exportation de munition vers Israël. Nous espérons que l’avis de la Commission nationale consultative des droits de l’homme retiendra l’attention des juges pour que soit enfin dit le droit en matière de transfert d’armes en France.
ASER a le statut consultatif spécial ECOSOC aux Nations unies
ASER est membre du Réseau d’action international sur les armes légères (RAIAL)
